sur Radio Occitania : César Vallejo, Miguel Hernàndez pour illustrer la Guerre d'Espagne à l'émission "les poètes"

On connait l'effroi de Georges Bernanos à Majorque au début de la Guerre d'Espagne (1936 - 1939).

Son livre admirable "Les grands cimetières sous la lune". L’honnêteté et le courage d'un intellectuel catholique.
Le terrorisme, cher à Robespierre, régnait à Majorque et partout en Espagne." On fusille comme on déboise" avait écrit Saint-Exupéry. Et l'Eglise n'exigeait que la confession. La phrase de l'évêque de Majorque est célèbre et emblématique de cette cruelle époque : "Dix pour cent seulement de ces chers enfants ont refusé les derniers sacrements avant d'être expédiés par nos bons militaires".
Car les rebelles, dans l'été 1936, s'ils étaient bien armés, n'étaient pas nombreux. Et dans une ville comme Séville par exemple, où la population ouvrière, elle, était nombreuse, il fallait terroriser le peuple pour avoir la maîtrise.
Dès la réussite du soulèvement des nationalistes, les arrestations se poursuivirent et ne s'arrêtèrent en réalité qu'au décès de Franco.
 
A Salamanque, sont rassemblées beaucoup d'archives de la Guerre d'Espagne, à deux pas de l'édifice qui servit de Quartier Général au caudillo. Peu à peu, le peuple espagnol reprend possession de son Histoire.
 
       Il y a 80 ans, débutait donc la Guerre d’Espagne. Elle allait durer 3 ans et elle annonçait le cataclysme de la seconde guerre mondiale. 40 000 étrangers combattirent dans les Brigades Internationales, sans toutefois que leur effectif dépasse plus de 18 000 hommes à la fois.

 

 La France constitua le groupe national le plus nombreux avec 10 000 hommes. 3 000 furent tués.

Toulouse fut une des villes françaises les plus marquées par cette guerre civile. Les réfugiés ont imprimé à jamais leurs traces dans la ville qui en revendique toujours fièrement l’influence culturelle.

 

L’émission « les poètes » se devait de donner la parole aux poètes qui ont été les témoins et les acteurs de cette épopée tragique.

 

Federico Garcia Lorca fut assassiné dans les premiers jours.

 

Miguel Hernàndez combattit. 

 

Le péruvien César Vallejo participa au 2ème Congrès des écrivains antifascistes à Barcelone, Valence et Madrid en 1937. Il lança un cri d’alarme :

 « Les responsables de ce qui se passe dans le monde, c’est nous, les écrivains, parce que nous possédons une arme formidable, qui est le verbe ».

 

Il séjourna ensuite à Paris et écrivit fin 1937 un des plus puissants poèmes sur la guerre d’Espagne : « Espagne, écarte de moi ce calice ».

C’est ce long poème « Hymne aux volontaires de la République » et ceux de Miguel Hernàndez extraits de « Mon sang est un chemin » qui illustrent cette émission dédiée à la Guerre d’Espagne.

 

Vous pouvez l'écouter en cliquant sur : http://les-poetes.fr/son/2016/161027.wma

 

via   Christian Saint-Paul  

http://les-poetes.fr