Chroniques

Quantique de l’insoumise 5/7

 

TEMPÊTE

 

Comment pouvions-nous voir
dans le chant de l’alouette

Dans le versant des tilleuls
dans l’invitation des plaines

Dans le pacte secret des abeilles
comment pouvions-nous croire

Que se chargeaient au loin
les crues sauvages du lierre

-----------------------

Ses filles impatientes
encerclaient la vallée

Le ciel dispersait
les pluies noires du sursis

Nous l’aperçûmes enfin
dans la réflexion de l’alliage

Quantique de l’insoumise, 4/7

Nous reprenons pour quatre numéros la publication de la suite poétique d'Etienne Quillet. En priant nos lecteurs et l'auteur de bien vouloir nous pardonner d'avoir donné priorité à l'actualité.

 

 

HIVER


Ruisseaux effacés
chênes enclos de l’automne

Écorces griffées
en fines plumes de forêt

Larmes concédées
à l’arbitrage du givre

Sur ce tapis de silence
la neige attend son heure

 

------------------------

Le Bel amour (25), L’ivresse et la poésie

Oui, l’ivresse qu’il chante et dont il se réclame est à la fois très réelle et métaphorique.

Quantique de l’insoumise, 3/7

 

MIGRATIONS


Froissements au chemin
des premières feuilles d’automne

Nous avancions
l’étoile serrée en cœur de poing

La terre tremblait
de ne pas être femme

 

----------------------

 

Assises sur la grève
nous entendîmes s’armer

Lisières arrachées
au printemps des montagnes

Les présages suspendus
des octaves du fleuve

 

---------------------

 

Le Bel amour (24). Erich Neumann : Origines et histoire de la conscience

… un livre essentiel, mais dont nous devons savoir nous évader pour respecter le mouvement qui l’a porté.

Quantique de l’insoumise, 2/7

 

CONVERGENCES


L’atlas de nos pas
chargeait le lit des marées

Rameaux envolés
par d’infinis contraires

J’ai vu leurs visages
dans la naissance de l’appel

 

---------------------------------------

 

Immuable cohorte
aux allures filées d’orient

Fondues dans l’altération
de nos sentiers baldaquins

Nous nous rassemblions
au large des grands estuaires

 

Egypte, plus vivante que jamais

Un livre intensément poétique, où de très nombreuses citations viennent scander comme des haltes.

Chronique du veilleur (21), Alain Suied

La poésie d’Alain Suied capte ce cri, souvent assombri de ténèbres, immémorial, continu. 

Au bas des ombres, une lueur veille… Sur la poésie de Didier Manyach

Fouissant la terre, pour chercher dans ses entrailles, creusant le silence rageur du ciel, excavant sa mémoire pour y chercher la frontière entre nature et humanité...

Le Bel amour (23). L’amour de la madeleine

Toutes les ardeurs et tous les transports se terminent enfin à vouloir tout perdre.

A propos du poète saoudien Ashraf Fayadh condamné à mort le 19 novembre

 

Le poète saoudien Ashraf Fayadh a été condamné à mort le 19 novembre par un tribunal de son pays pour "propagande athéiste et blasphème". Il aurait été entendu en train de maudire Allah et son Prophète par un témoin et certains de ses poèmes ont été considérés comme prônant l'athéisme.

Le Bel amour (22), Le surréalisme et la Bretagne

... les surréalistes avaient toujours suivi Freud, mais (...) il était plus que temps qu’ils découvrissent que Jung leur parlait beaucoup plus…

La poésie de vive voix, une lecture de Muriel Stuckel

... la poésie depuis notre finitude (…) éclaire l’avenir qui essaime ses ombres…

Pages