Critiques

Larry Eigner, De l’air porteur

Mai 52

 

L a r g e

 

J'ai tenté de les assembler
En contraste       Beautés que sont
maisons et soleil plat

Tombé en admiration
Monde de
       l'esprit

Fil de lecture autour de Marilyne Bertoncini, Denis Emorine et Jasna Samic

par : Jane Hervé

 

 

« Aeonde » ? Insolite, ce mot est entendu en rêve par Marilyne Bertoncini.  Il n’est ni  onde, ni songe, ni ombre, ni aérien,  mais peut-être tout cela à la fois.  Il incite la poétesse à  nous introduire en son  théâtre d’ombres révélatrices. L’opuscule se révèle à la façon d’un rébus dispersé entre les  divers poèmes. 

Marina SKALOVA, Atemnot (Souffle court)

 

 

Atemnot (souffle court) est sûrement un livre sur la faiblesse et la beauté de la traduction. Dans la vie, Skalova traduit, écrit de la poésie, du théâtre, des textes sur la littérature, entre autres choses sans doute. Elle passe une grande partie de son temps en Suisse, entre autres pays sans doute.

Denis HEUDRÉ : autour de la collection "l'Orpiment"

 

 

L’Orpiment, une nouvelle collection de poésie aux éditions le Réalgar

 

Leandro CALLE, Une Lumière venue du fleuve

par : M-C Masset

 

 

Poète argentin, Leandro Calle est né en 1969. Il a publié à ce jour huit recueils de poésie. Une lumière venue du fleuve, Les Eléments, Alors, et Passer composent ce recueil. Une édition numérique a initialement paru en 2015 chez Recours au poème éditeurs.

Claude BER, Il y a des choses que non

par : M.H Prouteau

 

 

Ce recueil, c’est d’abord un titre : « Il y a des choses que non ». Déconcertant, heurté. Comme si la claudication de la phrase venait dire la claudication de ces temps où il est minuit dans le siècle. C’est Louise qui parle, la grand-mère de Claude Ber, paysanne, engagée dans la Résistance FFI et rebelle à tout ce qui humilie. Ce legs qui remonte à l’enfance de l’écrivain dessine une certaine façon d’être au monde, exacerbée aujourd’hui, les raisons de dire non à l’inacceptable s’étant démultipliées.  

Yves ROULLIÈRE, La vie longue à venir

 

 

 

La vie, longue à venir ?

« Voyons, Monsieur, le temps ne fait rien à l’affaire ! »

Jean-Claude PIROTTE, Jours obscurs

par : Jane Hervé

 

 

 

Il faut entamer cette lecture à l’heure où la nuit se dénoue dans le jour. L’aube incertaine autorise plus aisément l’approche des poèmes de Jean-Claude Pirotte, si mélancoliques. Le poète se dit « enseveli sous les jours obscurs », mais un tel ensevelissement déploie une lumière aussi indécise que captivante. Il la dira « fossile » ou « obscure »  ou la muera en « lumière d’étoiles ».

Gérard CHALIAND, Feu nomade

 

 

 

Dans une lettre manuscrite (reproduite en fin de livre), datée du 25 novembre 1959, André Breton écrit à Gérard Chaliand : « c’est comme un très beau chant de haleur, cela en a le rythme et ce qui est halé va très loin ». Il parle de « La marche têtue », la première partie de ce livre qui en rassemble cinq.

Un éditeur et ses auteurs : les Éditions Arfuyen, avec NOVALIS, Marie-Claire BANCQUART, Cécile A. HOLDBAN.

 

 

Les Éditions ARFUYEN

 

Coup d'oeil sur deux collections des éditions Arfuyen : la collection Ainsi parlait et Les Cahiers d'Arfuyen. Dans la première vient de paraître un volume consacré à Novalis, dans la seconde, deux recueils de poèmes, l'un  dû à Marie-Claire Bancquart, l'autre à Cécile A Holdban…

 

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Marc DUGARDIN, Lettre en abyme

 

 

Des livres consacrés à la mère, il en est de remarquables : ceux de Jules Renard, d’Hervé-Bazin, d’Annie Ernaux. Nous pouvons en ajouter désormais un autre, celui que Marc Dugardin adresse à la sienne, et au-delà à toutes les mères.

Albertine BENEDETTO, Le Présent des bêtes.

 

 

Albertine Benedetto signe son 9ème recueil, Le Présent des bêtes aux Editions Al Manar accompagné des dessins d’Henri Baviera.

Si cet opus comporte trois parties (la dernière ayant donné son nom à l’ensemble) nous faisant passer de l’humain, aux paysages et aux bêtes, Albertine nous conduit de bout en bout de la vie, à la vie, à la vie.

Marie-Noëlle AGNIAU, Mortels habitants de la terre

 

J'aime les quatrièmes de couverture qui disent tout sans rien en dévoiler. Qui ne font qu'attraper le lecteur par le mystère. "Assumer par le poème la disparition de l'écriture cursive et la mise en écran du monde, il le faut au moment où meurt la mère qui vous a enfantés : ne pas revenir est la règle du vaisseau." Tout un programme alléchant pour qui aime les mots, avec ce nouvel ouvrage publié par les éditions l’Arbre à paroles, avec en couverture une illustration mystérieuse de Benjamin Monti.

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