Critiques

Elie-Charles Flamand, La vigilance domine les hauteurs

 

Les poètes, aujourd'hui, sont des êtres de catacombes. La figure du poète maudit, héritée du XIXème siècle, semble être un archétype que la première moitié du XXème siècle, avant la dépréciation orchestrée par la culture, aura su conjurer.

peinture d'Obeline Flamand

Epouse et muse du poète, Obeline Flamand peint depuis environ 40 ans. Elle a participé à de nombreuses expositions, notamment à la Galerie 1900-2000 à Paris et aussi à la Biennale de Venise en 1986.
De nombreuses préfaces et articles ont été publiés sur son oeuvre par des critiques et écrivains : Jean-Clarence Lambert, Edmond Humeau, Simonomis, Robert Amadou, Jean-Pierre Bayard, etc.

© Obeline Flamand

On n’en a jamais fini de pénétrer le microcosme d’un tableau; souvent, la méditation fait apparaître maintes composantes qui, jusqu’alors, vous avaient échappé.

E.C. F.

(cette citation et la suivante sont tirées du site d'Obeline Flamand)

© O. Flamand

Obéline ne s’attarde pas à décrire les apparences, ni à les décanter. D’emblée, elle entre dans le jeu des puissances créatrices qui pétrissent harmonieusement la substance primordiale du monde. Obéissant à la rythmique même de l’univers, elle trace des lignes de force qui sont lignes de vie et y coule la « materia prima ». Celle-ci, durant les métamorphoses que l’artiste va lui faire subir, s’irisera, comme dans le Grand Œuvre, des plus subtiles couleurs.

Elie-Charles Flamand, "La part d’outre-dire"

Je lis Flamand depuis nombre d’années. Un poète que l’on rencontre comme une évidence en différents moments de son existence. J’ai rencontré son œuvre par l’entremise de l’écrivain et poète Marc Kober. Belle rencontre. En plongeant dans l’œuvre poétique de Flamand, le lecteur s’engage dans plus de poésie comme l’on disait autrefois « plus de réel ». C’est une plongée dans l’œuvre au sens alchimique du terme que le poète édifie, une Œuvre donc, que les mots n’expliquent pas, n’exposent pas. Ils ne font que rendre compte – du cheminement.

Sabine Huynh : Kvar lo

 

« On ne peut pas écrire sans la force du corps »1

Dernière nuit en enfer, théâtre d’après Rimbaud

 

 

Lumière.

Un homme nu se dégage d’un long suaire de soie noire. Un homme ? Une embarcation de vers et de phrases ; nous sommes au théâtre. Le bateau ivre est léché par les vagues funèbres de l’hôpital de Marseille.

Béatrice LIBERT : L'Aura du blanc

 

Béatrice Libert, auteure belge, ayant reçu en 2014 le Prix Jean Kobs de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, pour son recueil poétique Écrire comme on part, vient de publier aux éditions Le Taillis Pré L'aura du blanc.

André GACHE : Dogons, Emme Wobo

 

A travers une étude ethnographique, l'auteur nous livre la « matière » parole, celle qui est souple, qui évolue, s'échange et se modifie en fonction des interlocuteurs et du temps, matière volatile, eut égard d'abord à la tradition orale africaine, formant un groupe, voire des sociétés qui partagent un univers commun.

Gille BAUDRY : Sous l'aile du jour

 

(…) oser le chant
Pour conjurer la nuit

 

... on lit dans un autre poème:

 

(…) Et la voix perdue de l’enfance
T’accorde le chant intérieur
Qui descelle la nuit

Tu recouvres la vue.

 

Jeanpyer POËLS : La Vie en vie.

 

Cette mince plaquette me désarçonne : je ne sais trop par quel bout la prendre. Dois-je m'arrêter au jeu de mots que je lis dans le titre, La vie envie ? Mais quoi donc ? Le titre reste énigmatique. Qu'est-ce que la vie en vie ? Qu'est-ce qu'une vie vivante ? Mais la vie peut-elle être morte ?

 

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