Critiques

Les Psaumes de Gérard Bocholier

Dans ce monde gouverné par le bavardage des nanosecondes de la prose généralisée, il est des éditeurs pour défendre le profond de l’humain, autrement dit la poésie. Et il est des poètes rares. Gérard Bocholier est de ceux là. Le poète, né en 1947, dirige la belle aventure de la revue Arpa, dont on doit recommander la lecture à quiconque aime la poésie en France : http://www.arpa-poesie.fr/.

A celle qui s'avance

Auteur d’un premier recueil paru chez Caractères en 2010, Bruno Mabille ne nous est pas inconnu. Il nous est arrivé de croiser sa poésie dans la belle revue Arpa dirigée par Gérard Bocholier, en son récent numéro 103 par exemple.

Pour tous les hommes de la terre

Dès 1926, sept ans après sa parution, le premier recueil de poèmes de Julian Tuwim est un classique en Pologne : ses poèmes sont lus par les enfants et les adolescents dans les manuels scolaires de l’époque. Poète fortement aimé par le public – large public dans un pays où l’on a toujours lu beaucoup de poésie –  Tuwim est considéré comme l’un des poètes polonais les plus importants de la première moitié du 20e siècle. Il fut pourtant rejeté dans la Pologne autoritaire et réactionnaire des années 30.

AUBES, Bernadette Engel-Roux

Les éphémérides de Haute Vue : Aubes de Bernadette Engel-Roux

Il y a cent ans : la naissance du poète de Black-Label

par : Anonyme

Je n’avais jamais rien lu de Léon-Gontran Damas, pas plus Black-Label, long poème chanté et inouï qui occupe une vingtaine de pages dans cette édition de poche, qu’autre chose. C’est une claque. On entend parfois dire que la poésie de la négritude serait « datée ». Black-Label apporte un démenti cinglant à une vision aussi étriquée du poème. La poésie, quand elle touche à la profondeur de l’étant humain, quand elle est poésie finalement, n’est jamais datée.

"Jamais ne dors" ou le poème du Cantique

par : Fabien Desur

En 2008, Pascal Boulanger, poète dont nous apprécions l’œuvre au Recours au Poème, publiait cet étonnant opuscule, au catalogue de l’inclassable maison de Charles-Maxence Briseul, le corridor bleu. Il est intéressant d’en dire deux mots, quatre ans après, et après que Boulanger ait publié d’autres travaux, peut-être plus directement politiques – et même fortement anticapitalistes, ainsi au détour de  certains vers de son lierre la foudre.

Jean-Pierre Védrines

Passeurs d'humanité. Derrière ce titre polyphonique se cache un regard humble sur les êtres et les choses, un regard discret et bienveillant, attentif aux détails qui révèlent beaucoup, attentionné envers les trésors presqu'invisibles que les hommes et les femmes portent dans leurs silences et leurs gestes de peu.

César Vallejo

par : Antoine Beck

Le poète César Vallejo n’est pas un inconnu pour qui est lecteur de poésie. Tant du côté de son œuvre que de sa vie, deux aspects ici indissociables : Vallejo est de la « race » des poètes engagés du début du 20e siècle, de ceux qui sont entrés au parti communiste et se sont engagés en faveur de la République espagnole en 1936. Il a eu la chance, si l’on ose dire, de mourir avant la seconde guerre mondiale, le nazisme guerrier, et le développement des idées ubuesques du camarade Staline.

La destruction du Parthénon

La destruction du Parthénon est un roman – par bien des aspects. Et même un roman à la construction très contemporaine : on y découvre le sujet et l’histoire au fur et à mesure de la lecture de bribes. Le lecteur passe de la confession d’un gardien du Parthénon à des témoignages et, entre temps, plonge dans la prose politique du groupe qui veut détruire le Parthénon, ceux qui veulent « faire sauter L’Acropole ».

De la poésie en sa profondeur

par : Luc Abel

Ce recueil réunit plusieurs dizaines de poètes français contemporains, vivants pour la plupart. Tous ont la particularité d’avoir croisé, d’une façon ou d’une autre, de façon éphémère ou fidèle, la route de la belle revue Les Cahiers du Sens et / ou des éditions Le Nouvel Athanor, dirigées par Jean-Luc Maxence et Danny-Marc.

Pierre Lepori

par : Anonyme

L’édition suisse nous offre la possibilité de lire en langue française le premier recueil poétique publié par Pierre Lepori en 2003. Le poète est une figure importante de la vie intellectuelle suisse, versant « italien ». Romancier, (Sexualité, éditions d’en bas, Lausanne, 2001), auteur d’essais et spécialiste du théâtre, fondateur de la revue queer, Hétérographe, revue des homolittératures ou pas, il est aussi journaliste pour différentes radios du territoire suisse.

Elle chante le silence

par : Alain Gopnic

Ainsi je suis allée, oubliant tout devoir,
Et j’ai vécu ma vie. Alors elle fut poème.
                     
 [E. Strittmatter, Lumière de neige]

Abdellatif Laâbi, le jardinier de l'âme

par : Eze Baoulé

On serait tenté d'introduire au dernier livre d'Abdellatif Laâbi en affirmant qu'on ne présente plus ce grand monsieur du poème. Pourtant, à chaque livre, c'est un poète nouveau.

Une ouverture vers la poésie algérienne

par : Malika Hadji

Quand la nuit se brise est le superbe titre d’une anthologie consacrée à la poésie algérienne venant de paraître aux éditions du Seuil, en collection de poche Points. Elle reprend celle parue en 2004 aux éditions Autres Temps. Un grand œuvre orchestré par Abdelmadjid Kaouah, lui-même poète. Une cinquantaine de poètes de différentes générations et notoriétés sont convoqués. De différents engagements aussi.

A l’heure de la décolonisation de l'esprit

par : Anonyme

Ce livre, une référence dans le monde entier, a mis vingt-cinq ans à nous parvenir en français. Pourquoi ? Il s’agit pour Ngugi wa Thiong’o d’expliquer les raisons d’un choix politique et radical porté au cœur même de la langue : le choix de renoncer définitivement à l’anglais. Et d’écrire en kikuyu, du moins en ce qui concerne ses écrits fictionnels.

Le lierre la foudre

Dans ce recueil, le poète Pascal Boulanger poursuit son travail d’affrontement avec le nihilisme contemporain.

Camille de Toledo ou l'inquiétude

        L'évènement à l'origine du chant de Camille de Toledo, intitulé L'inquiétude d'être au monde, est la tuerie perpétrée le 22 juillet 2011 dans l'île d'Utoya, en Norvège, par un homme, un homme seul, un seul homme, abattant froidement, à bout portant, ses frères humains, 77 au total.

         Evènement instantanément relayé sur toutes les ondes et les écrans du monde, plongeant les citoyens d'Europe dans une sidération vite zappée par le rythme soutenu des obligations spectaculaires.

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