Critiques

John Ashbery : Le Serment du Jeu de Paume

 

La "série américaine" des éditions Corti s'enrichit d'une douzaine de nouveaux titres dont Le Serment du Jeu de Paume, livre-clé de la littérature américaine d'après-guerre, ainsi que Journal Seneca, recueil fondateur de l'ethnopoétique. On ne peut que saluer l'entreprise d'ampleur menée par les éditeurs, mettant à la disposition du lecteur non-anglophone des textes fondamentaux qui leur étaient jusqu'ici inaccessibles.

Wallace Stevens : Harmonium

 

Harmonium est un accordéon joué par des sirènes prenant le thé un matin de fin du monde. De la complexité du langage à l'épure visionnaire, Wallace Stevens invoque du fond des océans des esprits aquatiques préposés à la marche de l'âme.

 

Ghislaine Lejard : Si Brève l'Eclaircie

par : M.H Prouteau

Ghislaine Lejard est poète et collagiste. Le nouveau recueil Si brève l’éclaircie, paru aux Editions Henry, décline le double cheminement qui est ici le sien. Le parcours dans l’espace de celle qui s’en va « marcher dans le vent sans but » et l’autre indissociablement mêlé, celui de la quête spirituelle.

Le Premier Temple de l'Humanité : Que nous dit-il?

 

Nous n’avons généralement aucune idée d’où nous viennent nos religions, nos spiritualités, et pire encore, nos mythes fondamentaux.

Pierre Tanguy : Autour de Salah Stétié

 

Nous publions le récent mail de Pierre Tanguy à Recours au Poème, et ses textes sur l'oeuvre de Salah Stétié :

Fil de lecture de Lucien Wasselin : Actualité des Hommes Sans Epaules Editions

 

Les Hommes sans épaules éditions s'intéressent à des démarches atypiques en publiant de gros volumes d'œuvres quasi-complètes (Paul Farellier) ou de choix substantiels (comme avec Hervé Delabarre). Des auteurs peu connus mais qu'il faut découvrir pour l'importance qu'ils tiennent dans la poésie qui s'écrit depuis des décennies ou pour leur originalité…

 

Guido Furci : Asinus in fabula

 

« Le cousin de Marion s'appelait Nicolas ». L'incipit de ce long poème composé comme un chant ou une ritournelle, se découpe en quatre parties de 24 strophes, séparées en deux groupes par un intermède-une fable en italien.

Philippe Mathy : Les Soubresauts du temps

Ce recueil, qui commence par une section « Cendres » et se place sous les auspices de Henri Thomas, est un livre de poésie tranquille, avec une dimension autobiographique et une dimension de présence au monde plus universelle, chacune étant comme le calque de l’autre. C’est un itinéraire fait de brefs poèmes en prose, qui part des souvenirs de l’enfance émergeants dans l’hiver présent, qui se poursuit avec l’évocation (très elliptique) d’un amour en Cornouaille (p.

Dominique Zinenberg : Fissures d'été,

 

Dès le début du recueil la succession des haïkus se caractérisent par une énumération de faits réels et poétiques, avec comme sujets animés le " tu " et " les amants ", qui organise le récit jusqu'à sa conclusion. On se réjouit des apostrophes atténuées – il en est d'ailleurs ainsi pour le lyrisme dans l'ensemble du texte - par le travail délicat sur les sons. Avec leur aide les strophes sont transformées en autant d'appels sincères et chaque haïku est comme une perle d'un collier de larmes.

Thierry Jolif, Internelle ardence

 

Des géographies de tremblements.

Un garçon a écrit un jour : Le vrai voyage, c'est d'atteindre le point de non-retour. Et puis de revenir. 

Le viatique (Philippe Jaccottet)

 

Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Un poème comme une page de journal : — « Agrigente, 1er janvier » —, qui parlait de pluie, des mille épines de la pluie.

Fil de lectures de Philippe Leuckx. Autour de Guillevic, Sesé et Damon.

 

Quand Guillevic tutoie les éléments, Sesé les toiles de maîtres, Damon les objets, les étoiles…

 

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Laure Cambau : Ma peau ne protège que vous

 

Je pense que personne n’écrit comme Laure Cambau, avec la fantaisie de Laure Cambau, la maitrise de Laure Cambau, la liberté, la jubilation, le désordre exubérant de Laure Cambon, la profondeur sereine, la cravache du mot juste, la joie, les larmes, et, en tout cela, bien plus encore, la proximité de chaque seconde poétique, qui vient cueillir l’onirisme décalé du lecteur. Je pense, donc, que peu de poètes, aujourd’hui, atteignent à cette vérité-là.

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