CERTAINS JOURS

 

                                    parrainés par les dieux j’aperçois,
dans la trépidation de la ville grise aux banlieues de craie,
des siècles – arbres, plage, azur immense –
enhardis aux confins des rues.

L’instant surgit
plus vaste que le temps
oublieux.

La jeune fille draine ses reflets
aux vitrines qui la boivent.

Le jeune homme s’étire
vers le kaléidoscope de ses buts,
se hâte au bûcher de ses fièvres.

Les regards sont mandorles
où se négocie la gloire de vivre.

Ces jours-là.