Au-delà

 

C’eurent été vains errements et terreurs solitaires
Océans enflammés sur les rives d’Italie
Où l’espoir se ta(p)it, vieil ermite du désert
Et les heures anciennes poussent leur dernier cri
Du temps las nul ne triomphe
La seconde coule encor dans le sang des amants
Sépultures égarées sans tombe fleurie
Leurs bouches unies sous le monde des vivants
Du coffre adoré où les cœurs gisants
Se mêlent aux mots soufflés par l’ivresse profonde
Jaillit une nuit sans lendemain ni faconde
Qui recèle en son sein - bagnard fugitif - le miroir d’un Instant