Poèmes de Raison 2

 

L'amertume fait de nous des inquiets, enragés dans l'inquiétude.
La déception, la perplexité amère rongent notre cœur mais
maintenant
il faut
manger l'amertume, ensevelir le cœur dans une profondeur qui n'est plus faite d'absence ni même d'inachèvement ni même d'oubli.

Dans la pierre
ne dort le visage de personne :
D'être enseveli dans l'informulé, il inexiste.
L'ensevelissement n'existe pas mais l'absence, l'absence n'existe pas mais un signe-de-l'absence, qui n'existe pas.
Les heures, en passant, s'enfoncent dans la nappe d'un silence qui n'est fait de rien.

On amasse les émanations de l'âme, on enfouit le cœur de l'âme au sein des heures, pensant que
enfouir est une manière d'accumuler, cependant
cependant
la fatalité que nous sommes, murmure que
l'inconnu et l'inexistant
se
confondent.