METAMORPHOSE

 

Qu’est-ce que vivre,
Sinon tenter de percer la clôture,
Fendre le roc
Jusqu’à la beauté pure,
Laisser surgir,
Par irradiance,
Le clair soleil de la pleine conscience ?

Dans l’ombre térébrante de la mort,
Un visage, tourné vers son baiser de feu,
Se dépulpe et s’évide,
Invariablement,
Entre les pôles extrêmes
Des deux réalités.

Tout, ici, n’est que traces,
Chiffres, pressentiments,
Enigmes proférées
Par quelque dieu vivant.

Ecoute du dedans
La voix qui accomplit
Cette métamorphose,

La fée nue de l’enfance.

C’est Elle qui dira
L’équation du mystère
Au cœur de toutes choses.