10 POEMES

 

Rien à se taire

Fûts à crever des impostures
Des passages à clous contre sens alvéolaires à prisme latéral
Des abris à barreaux fichés dessus le ciel
Et des syllogies consacrées aux chaines creuses omnipotentes
Rivées
Traînantes

Et vues

 

*

 

Herbes
Se frayer
Dans la hauteur des absolus vertigineux

 

*

 

Reclure la frayeur dans la respiration tenue
Et occulter les tranches de peau vive
Pelées
Ripées
Déboulonnées
Ou à venir

 

*

 

Comme une ferraille
Comme un reflux déterminé
Inquisiteur
Comme un cachot déverrouillé dans lequel tu perdures
Tel à revers des médailles
L'écoulement de la durée se porte dru
A dresse-flanc et comme

 

*

 

Cerbère des nœuds de l'encéphale

L'émeraude des taillis joints
Plaqués debout et frissonnants
La cavalcade au baldaquin azur et mauve en mégalithe
Des duvets coulant sous le vent

Totems

 

*

 

Stagnant dans l'idéation à ventail clos
Tu éternises la cadence
Que rien ne prolonge qu'à l'accoutumance le pli élagué des assuétudes

 

*

 

Badins l'outre vermillon des aplats
Et les bravades en vert cousu des feuilles givre sans
Jubilé sans cortège
Comme une démesure à tes vicissitudes

 

*

 

Presque buée
Parages évaporés
Tu débordes à revers
Exultations d'abord à reculons et puis

 

*

 

En détrempe archivées
L'absence écrue en plénitude des aubes mues

 

*

 

Les abattis les abattis abscons et ravageurs
bric à brac