Visage de chevet (extrait 1)

 

Les bras noirs de fatigue, je sais où puiser, dans quelle forêt, la vie qui me cherche querelle.

Et les chemins ne disperseraient jamais mon pas vers elle.

Penchant donc la tête au seuil de ma demeure, je pèse l'indéfectible et ma fidélité.

La fragilité se mêle à mon cou, et le sang dans la tempe coudoie les lumières du lieu.

Voici, entre les arbres prometteurs et sous la feuille qui vire, qu'un parvis des forêts ensoleille les herbes véhémentes. Et mes pieds durement chaussés ne s'offensent plus.

Je fais prière d'homme en travail et je vois comme l'eau est juste.

De grandes menthes dénouent cette petite source juste, pour qu'en paraisse, par leur paix, l'action sans victime.