Corps

 

La nuit a mangé les cerises
et croque l’âme des cachots
je crache à l’âtre des tripots
en nage dans le sang des mots

 

La nuit engendre des rabots
qui glissent froids dans ma chemise
où bourgeonnent des rats d’église
amants-morts de la nuit qui frise

 

La poésie m’a désossé
de mes feintes de mes couteaux
je suis nu de tant de fardeaux
perdu à l’abord de l’enclos