© O. Flamand

Obéline ne s’attarde pas à décrire les apparences, ni à les décanter. D’emblée, elle entre dans le jeu des puissances créatrices qui pétrissent harmonieusement la substance primordiale du monde. Obéissant à la rythmique même de l’univers, elle trace des lignes de force qui sont lignes de vie et y coule la « materia prima ». Celle-ci, durant les métamorphoses que l’artiste va lui faire subir, s’irisera, comme dans le Grand Œuvre, des plus subtiles couleurs. Ainsi, Obéline célèbre les noces chymiques du subjectif et de l’objectif, et suscite les formes archétypiques, les signes essentiels.

Elie-Charles Flamand