Florent TONIELLO : Flo[TS]

 

Les «Flots »  nous emportent d’abord aux alentours des iles grecques, pour une promenade sur des phrases qui ondulent comme des vagues.

« Les simples savent… sur la plage de sable bleu », mais qui sont-ils ? Que savent-ils ?

« Les pierres portent le fardeau des pensées », finalement sommes-nous encore à l’âge de pierre ?

Dans ce monde la géographie et le temps se superposent, tous les temps et tous les espaces, en strates ou accolés, et sous cette accumulation d’existence et de rêves, sous la roche durcie, alors « avec les ongles et les dents », «  il faut arracher les mots au banal ».

Alors en creusant, on touche l’étole de l’univers, on caresse les étoiles et l’écharpes des galaxies.

Alors « les statues vibrent à l’unisson ».

La prose succède à l’acrostiche, la sentence au surréalisme, les comptines à la fable.

Le recueil est composé en quatre parties, le minéral, le végétal, l’animal et le cyborg. On aura compris que c’est un recueil-fleuve qui traverse la Nature, où se mêlent différentes dimensions, recueil-témoin des métamorphoses multiples de l’être humain, tantôt pierre, arbre, abeille, machine pour tenter de capturer notre mémoire infinie.