LA PETITE MAISON SOLITAIRE

 

Sur les grèves du silence
elle voyage.
La profondeur des sons
s’enlise
entre les mémoires des pierres.

La pluie parle au mazet
d’une rosée sur l’herbe frêle.
Elle parle aux mousses des forêts
tapissant la terre pleine de légendes.

Les histoires  colorent les cieux,
se mélangent
sous l’étreinte du vent.

L’oiseau
épouse les ramures fossiles.
L’ombre des feuilles
parfume
les rêves d’été.

Le clair de lune s’évapore,
s’élance dans les cœurs,
brisant
la solitude de la nuit.