PRELUDE

 

J’ai vu une nourrice éveiller un enfant pour l’allaiter.
J’ai dit : s’il avait faim, il ne dormirait pas.

Elle me répondit :
Il dort, mais il a faim,
Car je sens la montée du lait.

Toi qui prends ces vers
Tu n’as pas été éveillé de ta propre volonté.

Je n’écris pas non plus pour moi-même.

translated by Boris Lazic

 

 

PRELUDIJUM

Vidio sam dojilju koja budi dijete da ga nahrani.
Rekoh, da je gladno ne bi spalo.
A ona veli,
Spi, ali gladno je,
Jer meni su nadošle grudi.
Ni ti koji uzimaš ove stihove
Nisi probuđen svojom voljom.
Niti ja pišem radi sebe.