3 poèmes

 

Les heures se creusent
Sur la baie saillante de mes hypocondries
La lune étend son ère sous les passes du jour
Puis tout se tait sur le rêve funambule de mes inhibitions
La cause de toutes les causes
La raison d'être de chacun
Au crépuscule
Tombent les jours et la saison estivale
En un espace fin comme la lame fine du rasoir
Sur ma peau blême du matin froid.

 

***

Raison vacillante au vouloir qui se casse
La volonté en écume lime la longue nuit
Sur le fil si mince de mes rétentions
La vie en vouloir et toujours m'échoient
Les rêves d'une majorité profane et bruyante
Sur le paraître  fin du jour
Le suaire vain du paraître.

 

***

 

Et nous savions jouer d'heure en heure
Éviter les pièges lourds de l'audience
Esquiver le contour de mes parallèles où abondent l'ignorance trop crue de détours
La savante esquisse de mes rêves sur la lune montant à l'horizon
L'ultime beauté du jour levant
Sur la quiétude mondaine de parcours aux liserai d'or sur le ciel orageux
Le parallèle exquis de mes torpeurs
En lueur au fond des yeux à toute heure
A l'heure où je renie père
et sempiternelle ritournelle
De mon enfance subie sur le jour triste de mon bonheur
De l'horizon qui noie la trace
A l'endroit où tout se tait.