Poèmes

 

Comme vous y allez, vous,
Au devant des êtres, l’hiver ?

Un brin soucieux
Que les contraires s’attirent.

 

 

 

 

***

 

 

 

 

D’un signe repoussant qui voudrait les unir

Peut-être, avec ce qui peut mourir

« Il y a si peu
Que de le dire serait tout confondre »

Ton vœu se porte sur l’herbe.

 

 

 

 

***

 

 

 

 

Si je passais battant des mains
Exténuant autour de moi le silence
Ni hostile ni grave…

Il y a peut-être dans ce jour, il y a peut-être
Encore quelqu’un.

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

À l’ombre qui dérobe
Sa voix
Pardonne,

Aussi douce qu’elle fredonne
« Oh qui là pour la contredire… »

Le temps que l’ombre dérobe
Sa voix
Je peux dire

Ce sera, je le sais,
Le beau sommeil sans peur.

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

Un soir pantelant sous les chênes

J’ai perdu
Mon refrain, mon visage,
Oh il n’avait pas d’âge,
Ce n’était qu’un dessin...

La main conjure-t-elle
Le soir

« Plus ou moins »