Marche rivée

 

Marche rivée
le cercle noir de nos poings blancs
bronze du cœur restant aux images qui bougent
les fusils en faisceaux
prient sur notre misère

 

Dehors
les loques des enfants s’accrochent à ma gorge
l’aveugle cogne sur ma force
de maigres chiens bâtards rôdent sur les débauches

Pas de viande
des chapelets de confidences
l’homme pendu par l’homme
                                          au lever du rideau.

 

 

Extrait de La Villa des Roses (éditions Librairie-Galerie Racine, 2009).