Le boulier cosmique, extrait 4

 

     En réponse aux pontons aveugles, je demeure attentif au carreau de faïence bleue que respire la mer. Les comptoirs éclairés s’essoufflent dans l’âtre, tranchent la sécheresse amère, la coutume du voyage. Nous imposons des routes, groupant sous l’asphalte le prodige des coquillages et des oiseaux fossiles. L’arc nu charge d’embruns la cime des nordmanns.

 

Extrait de Le boulier cosmique, parution septembre 2013, éditions Ad Solem