Rouge

 

lanterne rouge à l’épaule des auberges
          œil perdu au noir des galaxies
          les cieux regardent

ô déesses saignantes
putains des mille ports
vos ventres sont l’Eglise
là où viennent
          à la violace des nuits détruites
se taire les douleurs de la ville

ouvrez
ouvrez

je suis l’enfant perdu
l’ombre orpheline crachée des rues

ouvrez
ouvrez les portes des noces féroces qui dansent à la mouillure opiacée des continents
          là où s’enfoncent les chaleurs animales qui brûlent au sexe sauvage

féline et cruelle étreinte des étoiles sœurs

y-a-t-il un cœur

ouvrez
ouvrez j’entends vos chants frémir au râle ensorcelé du premier cri
ouvrez j’entends vos chants pendus aux soleils noirs des jouissances volées au feu

ouvrez
femelles-fées et magies des mondes
ouvrez