AT THE END OF THE GARDEN / AU FOND DU JARDIN

 

There’s light under the limes,
Marvellian gloom –
compost of people not going there
visited perhaps by dogs
whose shit we’re told
to dig in where they ‘doze the ferns.

Leafdrift there deepens and sinks
and backs up.
The bird a cat hurt
and finally hauled off
dries to a tatter, light
as spider’s loot.

Where the back meets the side fence
throw in neglect.
The sprinkler drilling the leaves
falls short – possums nick across, unhampered
by house-happenings.

Corraled in no album
this is place
invulnerable –
awake, uneyed. No labels
sort out where and with whom
you came to the end of the garden.

 

 

De la lumière sous les tilleuls,
Ombre verte et secrète  -
compost de gens qui n'y viennent pas
visité peut-être par des chiens
dans la crotte desquels il faut
bêcher là où ils chambardent les fougères.

L'amas des feuilles s'y épaissit et s'affaisse
et recule.
L'oiseau qu'un chat a blessé
et finalement traîné là
devient guenille sèche, léger
comme proie d'araignée.

Le coin où se rejoignent les clôtures
ajoute à l’abandon
Le tourniquet forant les feuilles
manque son but  -

les opossums coupent à travers,
indifférents
aux  événements domestiques.

Enclos en nul album
espace
invulnérable -
éveillé, inobservé. Nulle étiquette
n'indique où ni avec qui
vous êtes venu au fond du jardin.

Traduction : Marilyne Bertoncini