IN-FLIGHT NOTE / NOTE DE VOL

 

Kitten, writes the mousy boy in his neat
fawn casuals sitting beside me on the flight,
neatly, I can’t give up everything just like that.
Everything, how much was it? And just like what?
Did she cool it or walk out? Loosen her hand from his tight
white-knuckled hand, or not meet him, just as he thought
You mean far too much to me. I can’t forget
the four months we’ve known each other.  No, he won’t eat,
finally he pays – pale, careful, distraught –
for a beer, turns over the pad on the page he wrote
and sleeps a bit. Or dreams of his Sydney cat.
The pad cost one dollar twenty. He wakes to write
It’s naïve to think we could be just good friends.
Pages and pages. And so the whole world ends.

 

Minouche, écrit le jeune homme effacé dans sa tenue kaki tirée à quatre épingles assis à côté de moi dans l'avion,
soigneusement, Je ne peux pas tout abandonner juste comme ça.
Tout, ça faisait combien? Et juste comme quoi?
L'a-t-elle refroidi, est-elle partie? a dégagé sa main de sa blême main serrée , ne l'a pas  rencontré, à l'instant où il pensait
Tu signifies bien trop pour moi. Je ne peux pas oublier
les quatre mois passés ensemble. Non, il ne mangera pas,
finalement il paie – pâle, attentif, désespéré -
une bière, retourne à la page du bloc-notes où il écrivait
et dort un peu. Ou rêve de son minou de Sydney
Le bloc-notes a coûté un dollar vingt. Il s'éveille pour écrire
c'est naïf de penser qu'on pouvait n'être que des amis.
Des pages et des pages. Ainsi finit le monde.

Traduction : Marilyne Bertoncini