DEMAIN, L’ETERNITE ?

 

C’était son dernier repas.

Dehors, dans le vent,
les moulins chantaient,
la vigne frémissait.
C’était une nuit sonore, tiède, d’encre pure et de cyprès vert-de-noir.

Au matin, sur la colline là bas, des gens s’affaireraient
et des Croix toucheraient le ciel étrange de leurs grands bras rigides.
Une très belle femme, de bleu vêtue, sera pleine de douleur,
la Douleur du Monde.
Ce serait un sacrifice, inutile peut être.
Demain, il mourra.

Il prit le pain et le rompit.