Vieil homme

 

 

 

Vieil homme les mots muets à ta bouche  montent

Que cherches-tu    dans cette obscurité profonde ?

Quel visage ancien ?      quelle porte improbable ?

Une source un bouquet une clé         une main nue

Comme la nuit               comme une phrase furtive

Une phrase perdue…             ô chimère ! ô soleil !

 

C’est l’hiver              lieu d’effroi             lieu final

Tu écoutes     effaré     dans le demi-jour du songe

Une abeille        fleur vive              et qui fredonne

Si proche                   parmi les choses de couleurs

                                          Et  les objets silencieux

 

C’est le frisson de vivre

Et         le souffle      reprend corps         un instant

                                      Dans un vague étoilement