3 poèmes

 

La música

 

La pastilla

la droga universal

el efecto surreal

desde tiempos remotos.

La naturaleza exterior

llenando de fuego

el oído del hombre.

La miseria perfecta del viento

y una boca humana

las articulaciones de las cigarras

en casa de mi abuela.

La lluvia que aterriza asustada a la tierra

casi sin saber de su milagro sonoro

el espeso y ligero, el gris y arcoíris.

La fuerza que hace el baile

los suicidios que enamoran al cosmos

con una cuchilla que ocasiona un concierto

en otra dimensión.

 

La musique

Le cachet

la drogue universelle

l’effet surréel

depuis de temps anciens.

La nature extérieure

qui remplit de feu

l’ouïe de l’homme.

La misère parfaite du vent

et une bouche humaine

les articulations de cigales

dans la maison de ma grand-mère.

La pluie qui atterrit apeurée sur la terre

presque sans connaitre sa miracle sonore

son poids et sa légèreté, le gris et l’arc-en-ciel.

La force qui fait le bal

le cosmos qui s’enamoure des suicidés

avec un lame qui provoque un concert

dans une autre dimension.

 

 

El arte

 

Ambiciones plausibles en todo el mundo.

Descaro. Obstáculo.

Entre Dioses y ritos malhechores

entre ráfagas de viento

con profecías que la ciencia no cree

y que los pone a los pies del dinero.

Esclavos también los “sabios”.

Medidas, inventos, resultados

ruedan en la alfombra roja de los santos.

Toda una historia de sentimientos que se mutilan,

cuando la fe sin gracia y ciega

se arrodilla ante una silla de oro.

Más nada.

El siempre mediador

el más espléndido y sublime

entre ciencia y religión.

Escupe el caos mi amigo lejano

Y llora sin lograr reconciliar…

sólo adornar la esperanza del mundo.

Entre ciencia y religión: El arte.

 

 

L’art

Ambitions plausibles partout dans le monde.

Impudence. Obstacle.

Entre dieux et rites falsifiés,

entre rafales de vent

avec des prophéties que la science ne croit pas

et qui les dépose au pieds de l’argent.

Esclaves aussi les « sages ».

Dispositions, inventions, résultats,

roulent sur le tapis rouge de saints.

Toute une histoire de découvertes qui se mutilent,

quand la foi sans grâce et aveugle 

s’agenouille devant une chaise d’or.

Rien de plus.

Le sempiternel intercesseur,

le plus splendide et sublime

entre science et religion.

Crache le chaos mon ami lointain

et pleure sans arriver à réconcilier…

à peine décores-tu l’espérance du monde.   

Entre la science et la religion : l’Art.

 

 

Fermina

Fiebre alta, fuente de vida.

Fabricadora de orgullos,

felizmente, dueña de sí,

me recordó que se ama

y varias veces si se quiere.

Aunque no tolero su altivez

a la que sé paupérrima,

admito que perfuma

hasta un mercado sucio.

Enardecida, costumbrista

supo marchitar a una flor

y darle vida nuevamente

con besos de leche cortada

Supo rescatar aquello

que parece no poderse.

Debe no culparse como reina proterva.

Besa berenjenas, besa

lo que no supo apreciar.

Sólo había que cambiar la receta,

sólo  había que encontrar la manera

de llegar a su vientre exangüe;

de lograr contar las pecas

de su lomo de tigresa.

La odio, es un regaño costeño

La amo, es también un recuerdo parisino,

uno de los tantos intangibles que tengo.

Fermina termina con su paz,

Fermina elimina la lluvia.

Dice no a sus cazadores.

No es más que una temerosa

que un día y hasta dos,

empezó a amar.

Por lo vivido en su juventud

La afrento cuando dijo “puta”

Por lo vivido entre sus canas,

amo cuando enloqueció de anís.

Aquí yo, envidio su posible paz,

aquí yo, extraño la lluvia.

No entendí su sumisión despiadada

pero, comprendí su religión desterrada.

Si ella me preguntara

¿Hasta cuándo tú niña, me revivirás en tu ir y venir?

Le responderé: toda la vida.

 

 

Fermina

Fièvre forte, source de vie.

Génitrice d’orgueils,

heureusement, maître d’elle-même

elle m’a rappelé qu’elle s’aime

et que quelque fois elle se désire.

Bien que je n’aime pas sa condescendance 

que je sais indigente,

j’admets qu’elle parfume

même un marché sale.

Passionnée, attachée aux traditions

et mondaine à la fois,

elle a su faner une fleur

elle la faire renaître

avec des baisers de lait caillé

Elle a su sauver

ce que l’on ne peut pas.

Elle ne doit pas se culpabiliser, reine perverse

Elle pose ses lèvres sur des aubergines, 

sur ce qu’elle ne pas su apprécier.

Il fallait seulement  changer de recette

il fallait seulement trouver la façon

de parvenir à son ventre exangue ;

de réussir à compter les taches de rousseur

de son échine de tigresse.

Je la hais, c’est une ronchonneuse de la côte.

Je l’aime, elle est aussi une souvenir parisien,

mon souvenir intangible  

Fermina en finit avec sa paix,

Fermina élimine la pluie.

Elle dit non aux chasseurs.

Elle n’est qu’une peureuse

qui un jour peut-être deux,

a commencé à aimer.

Pour que ce qu’elle a vécu dans sa jeunesse 

Pour ce qu’elle a vécu de cheveux blancs,

Je l’affronte quand elle  dit « pute »

J’aime quand elle a perdu la tête de trop d’eau-de-vie

Moi, ici, j’envie sa paix possible,

Moi, ici, je regrette la pluie.

Je n’ai pas entendu sa soumission impitoyable

mais  j’ai compris sa religion exilée.

Si elle me demandait

¿ Jusques à quand, jeune fille, revivras-tu en moi ton aller et venir ?

Je lui répondrai : toute la vie.

 

 

 

Traduction en français : Rémy Durand