Comme un air du Cantique…

 

Parce que la mort et la vie
Sont peut-être la même chose
(Et qu’il faut tout d’abord
Etre mort à soi-même
Pour pouvoir renaître
Un jour à      la symphonie
Des étoiles –

Et qu’il faut      sublimer
Notre plomb d’origine
Dans l’or pur, irrigué
De
Tous les parfums      de l’Orient,
Du cœur
De la Déesse),

Je sais,
Je sens,
Je suis sûr -
Tant l’évidence en est là –

Que tu es le ruisseau
Qui dévale aux montagnes
Et qui chante
A ces pierres     qui croient lui
Faire barrage :

Mais le cours saute
Sur les pierres, et
Dans la lumière      du soleil,
Se précipite en riant
Vers la Vie
Qui l’attend
Au milieu
Des herbes folles
Et des fleurs en amour

Ah ! Que tu es belle,
Bien-aimée,
Comme le faon      sous les bois,
Et la biche
Qui détale aux fourrés
Romarin !