Sur l’impermanence 3

 

Parfois je plonge  dans ton visage
Et découvre des montagnes et de  lentes vallées
Avec des ruisseaux de douleur qui coulent, profonds,
Et de profondes grottes d’incertitude,
Quelquefois tu disparais devant mes yeux
Et je ne peux  rien voir, ou presque
Le brouillard de mon cœur couvre ma volonté
de voiles parfumés.
Quelquefois je deviens silencieuse
Comme un lézard muet se reposant au-dessous
De l’affreuse beauté de ton soleil levant.

 

traduit de l’anglais par Marie-Hélène Dumas