D’abandon ou de merci…

 

D’abandon ou de merci,
qui bientôt ne sait
que sa vie à traverser
se taira dans un cri ?

Que, par le plus sourd du sourd,
perdu le fil de la fée,
jetée bas la voilure,
même ne s’entendra plus le gris,
le terni de l’oubli ?

Qu’il neigera l’erreur
et la peur ?

 

 

 

Dans la nuit passante (extrait), L’Arbre à paroles, 2000.