Eaux Promises VIII

 

Nuit II

 

            De nouveau la nuit flambe de douleur. Les lumières violentes se croisent dans le ciel. Sur la mer obscure d'autres vents naissent. La fumée poussiéreuse s'élève de la terre comme un château de soie victorieuse. Cette fumée dessine parmi les nuages d'autres holocaustes menaçants. Les ongles délicats des amants ravagent les chemins, blessent la terre, laissant passer l'herbe qui désire fleurir. Faisant route vers des terres inconnues, des hommes et des femmes, malheureux, vieux, malades doivent encore marcher attendant le soir ou l'aube qui les sauvera. En chemin, ils creusent la terre, laissant tomber une larme et de nouveau la nuit flambe de douleur.

 

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Max Alhau