Marquer ses pas

 

Marquer ses pas dans l'épaisseur des présences : toucher l'ici des lieux, respirer le maintenant de la minute : en achever la boucle, serrée comme le corps sur sa forme.

Rien ne fera que les mots chargés de l'idée de sève n'éclosent en fleurs s'ouvrant à la lumière. Mais le dire me tend vers cette sensation.

Vers le réel, tendu de ne jamais en être alors même que j'y suis. Cette tension qui me loge.

 

 

Extrait de L'immobilité et un brin d'herbe (22 .12. 05 – 27. 07. 06)