Rosée vernale

 

Toujours, lorsque vient le printemps, je revois
cette larme sur ta joue à cause d’un chagrin
oublié, pareille à la goutte étincelant sur le
pétale d ‘une rose qui balance dans la brise.

Elle attire sur toi la lueur verte que tes yeux
allument dans la mer aux heures aurorales,
un éclat couleur d’Eden et d’îles exotiques,
de réconciliations et d’amours nus et roses

sur des littoraux blancs d’une poudre de nacre
douce aux corps et soyeuse comme une fourrure…
Au-dessus des palmes paresseuses, les Gémeaux

veillent dissimulés par le dôme azuré du jour.
Tout ce qui fait signe est rassemblé pour que je rêve
à toi, et à poser mes lèvres sur le mouillé de ta joue…