Poème

 

Une pluie dans mes mains meurt
comme des amis
qui ont cessé d’écrire
et veulent pénétrer par l’oreille de
la fleur le brouillard.
Si cela a quelque sens.
Cela déclare le noyau d’une deuxième
et d’une troisième vie là où elles trouvent le
vêtement les mites –
Là où les cils des
palmiers veillent la nuit en quelque château
de sable effondré
Et quant à la pluie, s’entremêlent
la pluie et les bruines aussi d’une métropole
retirée
dont les livres furent écrits comme une prière
d’une prose au style disparu
en sorte que
les pouces de la pluie cisèlent
et par-ci et par
là.

Traduit par Anne Personnaz