THE WALL POEMS IV

 

It was my last chance to see
The Wall.  I ran through the Arab Market,
terrified by images I had learned from
racist American films and seduced by
the spicy incense all around. I wanted
to stay and see more but I couldn’t.
I ran and ran until I got to the Cardo
where 20 beautiful Israeli soldiers
milled around.  The rain was persistent
and I wanted to stay and study those
faces but something called me.

I arrived at The Wall coming from darkness
and the stones of the wet floor spoke
to me in pastels – Pink,     blue,

                 beige,     gray,     ochre.

I stepped through the gate, grabbed
a cardboard Yarmulke and

                 Shechina was there

She was so glad that I had come.
Strange that women are not welcome
on this side of The Wall where the
feminine is so strong.   Strange.
But she doesn’t mind too much.  She’s
patient.  A Jewish mother knows that
all her children come back home eventually.

I kissed her goodbye and walked out
the gate heading home.

But then the rain stopped and I heard
a poem.     It went like this:

 

excerpt from
“Israel, the First Time”

 

C’était ma dernière chance de voir
Le Mur. Je traversais en courant le marché arabe,
terrifié par les images que j’avais apprises dans les
films racistes américains et séduit par
l’odeur épicée de l’encens alentour. Je voulais
rester et en voir davantage mais je ne pouvais pas.
Je courus sans arrêt jusqu’à ce que j’arrive au Cardo
où grouillait une vingtaine de beaux soldats
israéliens. Il pleuvait sans arrêt
et je voulais rester et étudier ces
visages mais quelque chose m’appelait.

J’arrivai au Mur en sortant de l’obscurité
et les pavés du sol mouillé me parlaient

en pastel – Rose,   bleu

               beige,  gris,  ocre.

Je franchis le seuil de la grille, saisis
une kippa de carton et

              la Sheckina était là

Elle était si heureuse que je sois venu.
Il est étrange que les femmes ne soient pas admises
de ce côté du Mur où le
féminin est si puissant. Etrange.
Mais celà ne la gêne pas trop. Elle
est patiente. Une mère juive sait que
tous ses enfants à la fin rentrent à la maison.

Je l’embrassai pour lui dire au revoir et repassai
la grille pour retourner chez moi.

Mais la pluie alors avait cessé et j’entendis
un poème. Il disait :
 

extrait  d’ ”Israël, la Première Fois »
traduction – Marilyne Bertoncini